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Partez pour une balade historique dans les rues de Quebec

Ajourd'hui, Jean-Charles Thillays vous emmène à la découverte de Québec ! La « belle province » comme nous avons l’habitude d’appeler la région de Québec, est un véritable bastion francophone au sein du Canada anglophone. Dans cette même région, Montréal fait figure de métropole, mais c’est bien Québec, ville homonyme de la région qui en est la capitale.

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L'arrivée à Quebec par le fleuve Saint Laurent

La « belle province » comme nous avons l’habitude d’appeler la région de Québec, est un véritable bastion francophone au sein du Canada anglophone. Dans cette même région, Montréal fait figure de métropole, mais c’est bien Québec, ville homonyme de la région qui en est la capitale.

Nous allons arriver par la mer, ou plutôt par le fleuve Saint Laurent. Remontant cet immense estuaire, nous ne pourrons nous empêcher de penser à tous ces explorateurs & aventuriers qui nous ont précédés.  En pénétrant par l’un des deux détroits situés à chaque extrémité nord et sud de Terre Neuve, Jacques Cartier s’impose en premier… Mandaté par François Ier, à la recherche de nouvelles terres et d’un éventuel passage, d’une nouvelle route, vers les richesses de l’Orient. Débarquant sur les terres du Labrador, il poursuit sa navigation dans le golfe du Saint Laurent et découvre l’actuelle Ile du Prince Edward qu’il nomme « Isle Saint Jean » et les Iles de la Madeleine… Il donne aussi alors le nom à ces nouvelles terres découvertes de « Kanata », mot d’origine iroquoise, les Iroquois étant les peuples premiers de ces latitudes, pensant que ce terme était celui de ce territoire… Alors que dans leur langue, il signifie simplement « village ». Mais c’est ainsi que le nom est entré dans l’histoire moderne…

Remontant plus en amont, l’histoire se poursuit, en laissant sur bâbord Gaspé, où Jacques Cartier en 1534, plante une croix à cet endroit et prend possession de ce territoire au nom du Roi… C’est encore à Cartier que l’on doit aussi le nom de « Saint Laurent », nom qu’il aurait donné à une baie, située au Nord de l’Ile d’Anticosti, trônant majestueusement à l’embouchure du fleuve… Lors de ces 3 expéditions, Cartier remonte son cours juqu’à « Hochelada », mot encore d’origine iroquoise, où les « rapides de Lachine » l’empêchent de remonter plus en amont… On y découvre un promontoire, qu’il baptise « Mont Royal », et qui se trouve aujourd’hui à quelques encablures de la ville de Montréal. Mais avant cela, Cartier avait aussi hiverné près du village de « Stadaconé »… où est située aujourd’hui la ville de Québec. Cartier forma des alliances avec ces peuples, facilitant bien plus tard le développement des échanges commerciaux de la future colonie, mais conduira aussi malheureusement à accentuer les conflits entres les tribus rivales.

 

Reprenant notre navigation, au fur et à mesure que nous approchons de la ville, le Saint Laurent se rétrécit… Nous longeons par le Sud « l’Ile d’Orléans », avant de deviner dans le lointain, sur tribord, la silhouette de la ville…  Au fur et mesure de notre approche, on reconnaît sur la hauteur, dominant la ville de son architecture emblématique, le Château de Frontenac. Cet hôtel fut érigé en 1892 selon les plans de l’architecte américain Bruce Price et est devenu par la force des choses, l’emblème de la ville… Toujours sur les hauteurs, légèrement sur notre gauche, nous découvrons le « Cap des Diamants », où se situe aujourd’hui la Citadelle de Québec… Jacques Cartier l’a nomma ainsi en 1541, croyant avoir découvert des diamants dans les pierres scintillantes de la falaise.  Il précipita alors son départ, impatient de révéler au Roi sa précieuse découverte… Ces pierres se révèleront bien plus tard n’être que du quartz et cet épisode nous a laissé l’expression que vous connaissez peut être, « faux comme des diamants du Canada »…

Et c’est de ce promontoire encore, que se poursuit notre découverte historique, avec un autre explorateur, Samuel de Champlain. Il y arrive le 3 juillet 1608. « J’ai cherché un endroit convenable pour notre établissement, mais rien n’était plus commode ni mieux situé que la pointe de Québec ». Considéré par beaucoup comme le « Père de la Nouvelle-France », où il y joua un rôle indéniable, on lui doit surtout la fondation de la ville de Québec. « Kebec » en iroquois, signifie « le lieu où le fleuve rétrécie »… Il y érigea la première « Abitation », servant à l’époque aussi bien de fort que de logis…

 

Découverte historique de la ville

Notre navire fait escale au cœur de la ville, à l’un des deux terminaux dédiés à la croisière… Sortant du terminal, nous sommes à quelques minutes à pied du vieux Québec, quartier historique de la ville classée au Patrimoine Mondial de l’Unesco depuis 1985. Face à nous, le Musée de la Civilisation et ses superbes collections, traitant de l’histoire du Québec et présentant également des expositions temporaires… Poursuivant notre découverte de la ville, nous pouvons découvrir dans les allées pavées, les marques retraçant à différentes époques le niveau du Saint Laurent. Nous arrivons au Parc de l’Unesco, avec ses vieilles bâtisses magnifiques et bifurquons vers la fresque des Québécois, où l’on peut admirer l’histoire de la ville représentée sur ce pignon. Nous arrivons alors dans le quartier du Petit Champlain, le plus célèbre de la ville, avec ses ruelles piétonnes…

Notre visite débute avec la Place Royale, où prône en son centre le buste de Louis XIV, réplique d’une sculpture de Gian Lorenzo Bernini, dit le Bernin, dont l’originale est conservée au Château de Versailles. On y découvre aussi l’Eglise Notre-Dame-des-Victoires, avant de se laisser flâner parmi les boutiques et bars, où s’affiche à chaque coin de rue la Fleur de Lys. Vous pourrez aussi y goûter l’une des spécialités locales, le créton, sorte de rillettes, les fèves au lard, ou la poutine, où se mélangent fromage, frites et sauce barbecue… Vous pourrez aussi goûter à la « liqueur de whisky Sacrilège », subtil mélange entre le spiritueux et la production locale de sirop d’érable.

Empruntant alors le funiculaire, vous arriverez à la ville haute, la Terrasse Dufferin, permettant de jouir d’une magnifique vue sur les alentours et le Saint Laurent. On pourra y découvrir, au pied du Château de Frontenac, la statue de Samuel de Champlain, avant de poursuivre vers la Citadelle de Québec, afin d’accéder aux plaines d’Abraham, avec sa tour Martello, vestiges des conflits entres forces françaises et anglaises pour la possession de ces territoires… C’est sur ces plaines, que les québécois aiment à se retrouver, chaque année, le 24 juin, jour de la Saint Jean Baptiste, afin de célébrer la Fête Nationale du Québec… Et comme un curieux clin d’œil de l’histoire, tel une commémoration de ce passé commun, trônent en ces plaines, une statue de Jeanne d’Arc, ainsi qu’une du Général de Gaulle, qui, lors de sa visite officielle en 1967, prononçant son discours à Montréal, avait prononcé cette phrase célèbre : « Vive le Québec Libre ! » phrase qui à l’époque, avait déclenché une sévère crise politique entre le Canada et la France…

 

 

© Portrait imaginaire de Jacques Cartier / Théophile Hamel, ca. 1844 - Domaine public

© Photos de Jean-Charles Thillays

Publié le vendredi 10 avril 2020 à 14:11

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À propos de l'auteur

Jean-Charles Thillays Jean-Charles Thillays : Passionné de croisières depuis qu’il est tout petit, Jean Charles alimente le blog et encadre très régulièrement nos groupes. Les croisiéristes apprécient tout particulièrement ses «ateliers de navigation» qu’il prodigue avec passion.